A 19h10, le tribunal entend François Barat, 69 ans, ingénieur. François Barat a été désigné comme expert le 12 octobre 2001. Il était à ce moment là ingénieur de la Cram, Caisse régionale d'assurance maladie.
Le président l'interroge sur les investigations qu'il a menées dans l'usine. Il était censé rechercher de l'amiante au nord de l'usine. Lors d'une autre visite impromptue, au sud de l'usine, il est tombé sur un sac de DCCNa, dérivés chlorés. Le président: "En lisant les cahiers des inspectrices du travail, on voit que vous présentez comme hypothèse la solution retenue par les experts.
François Barat : "De l'expérience que j'avais acquise, je savais que les produits chlorés pouvaient être dangereux en cas d'humidité. Je m'étais aussi intéressé à des interactions avec les nitrates. Je savais que cela pouvait exploser".
Le président : "Vous n'aviez pas compétence sur Midi-Pyrénées?"
François Barat : "Notre laboratoire couvrait 20 départements".
Me Mauricia Courrégé (défense) : "J'ai cru comprendre que vous avez échangé avec l'inspection du travail. L'inventaire que vous avez établi le 4 octobre, il est où?"
F. B. : "Il est chez moi. Quand les ingénieurs Cram interviennent dans une entreprise après un accident, ils ont une mission de prévention. Vous allez me demander pourquoi je n'ai pas transmis cette liste à la police. En 24 ans de carrière, je n'ai jamais fourni d'information à la police. Nous sommes obligés de passer par la hiérarchie de la Cram".
Le président : "Lors de votre visite le 4 octobre dans l'usine, vous avez indiqué que vous avez trouvé des sacs de DCCNa".
F. B. : "Un sac".
Me Courrégé : "En avez-vous parlé à M.Van Schendel?"
F. B. : "Pas dans mon souvenir".
Le président : "A un moment, je me dis, M.Barat est dans la curiosité du scientifique, ou je me trompe"?
F. B. : "C'est vrai. J'ai résolu plein d'énigmes".
L'audience est levée à 19h45.